• Le temple de Jupiter à Baalbek

     

    Il y a 2000 ans, le temple de Jupiter, de 88 mètres par 48, fut érigé sur un podium de 13 mètres qui s'élèvait à 7 mètres au-dessus de la grande cour. Ces six colonnes hautes de 22 mètres sont tout ce qui en reste aujourd'hui.

    La première rangée de cette plateforme contient quelques-uns des plus gros blocs de pierre jamais transportés au monde. Chacun des trois premiers blocs sur cette photo a un poids estimé à 800 tonnes. Ils proviennent d'une carrière locale où se trouve encore le plus gros bloc de pierre jamais taillé mesurant 21,5 x 4,8 x 4,2 mètres et pesant environ 1 000 tonnes. 

    Seules six colonnes sont restées debout, les tremblements de terre et les destructions humaines, ayant bouleversé le site. On peut ainsi observer au sol la qualité sculpturale de ces ouvrages. En avant du temple, une immense cour de 135 m de long sur 113 de large, (au-dessus de souterrains) domine à 7 m de hauteur au dessus des environs ; deux grandes vasques rectangulaires faisaient office d'étang sacré ; tout autour de la cour, un péristyle richement ouvragé abritait des bancs de pierre face à des corniches sculptées. Plus à l'Est, une autre cour plus petite, hexagonale, au porche monumental de 60 mètres. En avant de cette cour, un propylée avec 12 colonnes, auquel on accède par un escalier monumental.

    Le second temple, faussement dit "de Bacchus" était sans doute consacré à Vénus, la déesse de l’Amour (Aphrodite, Astarté). Légèrement plus petit que celui de Jupiter (70 m de long sur 35 de large) est bien mieux conservé. Il est entouré d'un péristyle de 48 colonnes de 20 m de haut portant un entablement à frise de lions, taureaux, acanthes, richement sculptés.
    La porte d'entrée monumentale, 13 m de haut sur 7,5 de large, est finement ouvragée ; la nef aux colonnes cannelées engagées dans le mur ; la cella, le chœur, 27 m de long sur 22 de large ; l'adyton ou autel de la divinité, surélevé, en font un remarquable témoin archéologique de l’art religieux antique.

    Le troisième temple, plus petit, dit aujourd'hui "de Vénus" plus à l'Est est une merveille de goût et de finesse, une porte de 6 m de haut sur 3 de large, précédée d'un portique à double colonnade ; un chœur admirablement sculpté de guirlandes …

    On a perdu le savoir nécessaire à la construction de tels édifices !

    "Finalement, voici l'intérieur du temple de Bacchus où les Romains et leurs sujets tenaient l'équivalent de ce que nous appelons maintenant "des rave Party's".

    "Il est important de ne pas oublier que les distinctions entre le Liban, la Syrie, l'Irak et la Palestine n'ont été crées qu'au siecle dernier par des puissances coloniales étrangères.

    Tous ces peuples partagent entre eux une bien plus ancienne culture et d'histoire. En dépit de leurs différences superficielles, les Libanais, les Syriens et les Iraquiens savent bien que les Palestiniens sont leurs cousins..."

    Pour en savoir plus :

    Entre les deux chaînes de montagnes du Liban et de l'Anti-Liban, orientées nord-sud et parallèles à la côte orientale de la Méditérranée, s'est creusée une haute vallé d'effondrement, riche et fertile : la Békaa, devenue passage immémorial des caravanes nord-sud du Croissant fertile. Et en son centre géodésique le plus élevé, à 1200 m. d'altitude, lieu de partage des eaux de deux fleuves : le Nahr el Assi ou Oronte qui coule vers le nord et le Léontès ou Litani vers le sud, s'est constituée, autour d'une énorme source vauclusienne ; Ras el Aïn, une ville aux jardins prospères et abondamment arrosés, centre plurimillénaire de relais et d'échanges caravaniers, que son site particulièrement ensoleillé, a fait appeler Héliopolis (Hélios = soleil; polis = ville) au temps des grecs et que les habitants de la vallée appelaient, eux, Baalbek ("au Dieu de la Vallée")

    Ses peuples anciens, ici les Cananéens, étaient très religieux : cf. le prophète Malakiyah 1/10-14. Des temples avaient été édifiés là au Dieu El, appelé par la suite : Baal, c'est à dire : "le Maître" de la Terre et des Cieux (ef. Genèse 14/18-20). Lorsque les Grecs (Alexandre en 332 av. J.C.), puis les Romains (Pompée en 66 av. J.C.), eurent conquis "tout l'Orient" (le Mashrek), ils firent élever en ces lieux, au long des 1er, 2ème et 3ème siècle après J.C., un ensemble religieux grandiose, le plus grand de toute la Méditérranée, aux dieux de la triade sémitique : le Dieu El (devenu Baal, puis Jupiter), sa parèdre Ishtar ou Atargatis (devenue Vénus) et leur "enfant" Adoun (adonis en grec, devenu Mercure chez les Romains).

    Le temple le plus impressionnant, celui de Jupiter, 88 m de long sur 48 de large, était juché sur un immense soubassement de pierres et de terre à 13 m au dessus des sols ambiants et ceinturé d'un mur cyclopéen gigantesque de blocs de pierre de 10 m de long sur 4 et 5 d'équarrement. La cella ou choeur adossée à un trilithon, de trois énormes pierres barlongues de 20 m de long sur 4 et 5 d'équarrement (chacune environ 750 tonnes). Une quatrième, taillée de même, 20 m sur 4 et 5, se voit restée dans la carrière originelle. Le péristyle autour de la nef était de 54 colonnes dont 10 frontales, de 20 m de haut et 2.2 m de diamètre, en trois tambours ; elles portaient un entablement de 5 m de haut, corniche et frise de lions, de taureaux, d'acanthes, et modillons de perles (raisins) et d'oves (olives). Sauf 6 colonnes restées debout, les tremblements de terre et les destructions intéressées, ont tout renversé pêle-mêle, laissant voir le luxe sculptural inouï dont ces artistes religieux ou fins politiques avaient paré cet ouvrage.

    En avant du temple, une immense cour de 135 m de long sur 113 de large, au-dessus de souterrains la portant à 7 m de hauteur au dessus des sols ambiants ; deux grandes vasques rectangulaires faisaient état d'étang sacré ; tout autour de la cour, un péristyle richement ouvragé abritait des exèdres ou bancs de pierre face à des corniches sculptés. Précédant cette cour, plus à l'Est, une autre cour plus petite, hexagonale, manière de porche monumental, 60 m d'axe! Egalement entourée d'un portique et d'exèdres. Et en avant de cette cour, une galerie = les propylées, de 12 colonnes, auxquelles on accéde de par un escalier monumental.

    Le second temple, dit aujourd'hui "de Bacchus" à cause des sculptures à motifs bachiques par endroits, était plutôt celui de la parèdre de Baal, la Baalate, Ischtar ou Atargatis. Il est très bien conservé et fait l'admiration des connaisseurs et des touristes: 70 m de long sur 35 de large, entouré d'un péristyle de 48 colonnes de 20 m de haut portant un entablement à frise de lions, taureaux, acanthes, richement sculptés.
    La porte d'entrée monumentale, 13 m de haut sur 7,5 de large, finement ouvragé ; la nef aux colonnes cannelées engagées dans le mur ; la cella, le choeur, 27 m de long sur 22 de large ; l'adyton ou autel de la divinité, surélevé, en font un monument religieux de premier ordre.

    Le troisième temple, plus petit, dit aujourd'hui "de Vénus" plus à l'Est est une merveille de goût et de finesse, une porte de 6 m de haut sur 3 de large, précédée d'un portique à double colonnade ; un cella ou choeur admirablement sculpté de guirlandes …

    Cet ensemble grandiose de temples offre chaque année le cadre de festivals sans rivaux dans tout le Moyen Orient : théâtre, musique, folklore, … son et lumière, qui en font un haut lieu de mémoire, de culture et d'émotions de haute valeur.


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