• Suite aux menaces de l'Australie mercredi, le Japon a préféré annoncer que sa flotte de chasse à la baleine ne tuerait pas de baleines à bosse pendant un ou deux ans, évitant ainsi que l'Australie n'intente une action en justice contre le pays d'Asie.

    La flotte de chasse à la baleine du Japon dans l'Antarctique évitera de tuer des baleines à bosse pour l'instant, mais fera tout pour que son projet d'attraper environ 1000 autres baleines d'ici le début de l'année prochaine soit approuvé, d'après les déclarations d'un responsable du gouvernement.

    La décision fait suite à une annonce de l'Australie mercredi, qui affirmait qu'elle enverrait un bateau de patrouille pour réunir des preuves appuyant une action en justice devant une cour internationale, pour faire cesser le massacre annuel des baleines par le Japon.

    « Le Japon a décidé de ne pas attraper de baleines à bosse pendant un à deux ans » a déclaré le porte-parole du gouvernement, Nobutaka Machimura.

    « Les relations du japon avec l'Australie pourront s'améliorer, mais cela dépend de la façon dont l'Australie verra notre décision » a-t-il ajouté.

    L'Australie avait déclaré mercredi qu'elle enverrait un bateau de patrouille pour suivre la flotte de chasse à la baleine du Japon près de l'Antarctique, afin de réunir des preuves pour poursuivre en justice les japonais, afin de faire cesser le massacre des baleines.

    Le Oceanic Viking, un briseur de glace australien, utilisé habituellement pour les opérations de pêche de routine, devait quitter dans quelques jours son port pour se rendre dans l'océan Antarctique, afin de suivre la flotte du Japon, d'après les déclarations du Ministre des affaires étrangères Stephen Smith et du Ministre de l'environnement Peter Garrett.

    Par ailleurs, Greenpeace avait envoyé un de ses bateaux mercredi pour essayer de stopper la flotte de chasse à la baleine du Japon.

    La flotte de chasse à la baleine du Japon prévoyait de chasser 935 baleines de Minke, 50 rorqual commun, et pour la première fois depuis 40 ans, 50 baleines à bosse pour la recherche, tout cela pendant l'été Antarctique.

    Les baleines à bosse ont été chassées à l'extrême jusqu'à ce que la Commission Internationale de Chasse à la baleine ait ordonné leur protection en 1966.

    Le Japon a depuis longtemps résisté à la pression internationale qui l'incite à faire cesser la chasse à la baleine scientifique. Le Japon prétexte que la chasse à la baleine est une tradition nationale culturelle, très importante pour les japonais.

    La flotte du Japon a tué 7000 baleines de Minke au cours des vingt dernières années.


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  • Livre

    Vaccination : Erreur médicale du siècle (Broché)


    de Louis de Brouwer

    Les fabricants de vaccins, secondés par le corps médical qui a accepté
    le principe vaccinal sans discussion ou réserve, ont accompli un tour
    de force dans le domaine de la désinformation et du mensonge. Un fait
    sans précédent dans l'histoire de l'humanité : faire croire à
    l'efficacité et à l'innocuité de ce principe inventé par Jenner et
    repris à son compte par Pasteur, alors qu'il ne repose sur aucune base
    scientifique sérieuse. L'immunologie moderne démontre au contraire que
    l'acte vaccinal constitue une grave atteinte à l'intégrité du système
    immunitaire des personnes vaccinées, faisant de celles-ci de véritables
    réservoirs à virus. Des virus et rétrovirus devenus muets au cours de
    l'évolution, se trouvent à l'état latent dans tous les organismes
    animaux et humains, ayant perdu une partie de leur capital génétique ou
    enzymatique. L'introduction dans l'organisme (par le principe
    vaccinal), de virus vivants, ou atténués, peut lui permettre de
    reconstituer ce capital et donc d'acquérir une nouvelle virulence ou de
    créer de toutes pièces un virus ou un rétrovirus hybride. On nomme cela
    une recombinaison génétique. (Le HIV est certainement le fruit de
    semblable recombinaison.) Les accidents provoqués par les vaccins sont
    innombrables et passés sous silence. On sait aujourd'hui, 100 ans après
    son décès, que Pasteur fut un génie de la tricherie, du plagiat, du
    truquage des statistiques, du trafic d'influence, de la publicité bien
    orchestrée et que, assoiffé d'honneurs et d'argent, ses différentes
    expérimentations vaccinales étaient truquées, selon l'aveu même de ses
    collaborateurs. Cet ouvrage rétablit la vérité à propos du personnage
    et démontre, par l'étude des principales vaccinations, leur inutilité
    et leurs dangers. Enfin, le lecteur apprendra comment et pourquoi exise
    une collusion pharmaco-médico-politique qui le désinforme et prône les
    vaccinations pour des raisons de profit. Il apprendra pourquoi l'acte
    vaccinal est devenu une sorte d'acte de foi en une religion dont le
    dogme est faux et dont les grands-prêtres sont les fabricants de
    vaccins et le corps médical.


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  • En prélude à Espagne-France (1-3), mardi 27 juin, quelques heures avant que les organisateurs de la 18e
    Coupe du monde et la FIFA ne lancent leur campagne pour dire "Non au
    racisme". Lors de l'arrivée des Bleus au stade d'Hanovre, où ils
    devaient disputer leur 8e de finale face à l'Espagne, les
    joueurs noirs de l'équipe de France auraient été accueillis par des
    cris de singe proférés par des supporteurs ibériques, selon Raymond
    Domenech. "J'ai simplement détourné mon regard, a précisé l'entraîneur français, pour ne pas leur donner la satisfaction d'un regard."

    Andres Herren, le porte-parole de la FIFA, a assuré mercredi que la Fédération
    internationale n'avait pas été alertée d'un tel incident. Il a indiqué
    que l'organisation demanderait une enquête si une plainte était déposée
    par la délégation française.

    La veille, sur la Plaza Colon, à Madrid, où le match Espagne-France était projeté sur un écran géant,
    des cris semblables avaient été entendus (Le Monde du 29 juin).
    Quelques mois plus tôt, Samuel Eto'o, l'attaquant camerounais du FC
    Barcelone, avait menacé de quitter un match à Saragosse après avoir
    subi des insultes racistes de la part des supporteurs adverses.

    Ces faits répétés ne concernent cependant pas que l'Espagne : des incidents
    à caractère raciste ont également été relevés ces dernières années en
    Italie, en France et ailleurs en Europe. Aussi la FIFA a-t-elle dû
    s'intéresser au problème. Dans les jours précédant l'ouverture du
    Mondial 2006, le congrès de l'institution qui dirige le football
    mondial avait voté un texte visant à sanctionner, ou, dans les cas
    extrêmes, à exclure des équipes des compétitions nationales ou
    internationales pour punir des actes racistes.

    "La première responsabilité revient aux fédérations nationales, a indiqué M. Blatter, et
    si elles ne réagissent pas conformément à ce que nous attendons
    d'elles, alors le comité exécutif de la FIFA devra intervenir. La
    suspension d'une fédération est la sanction définitive à notre
    disposition."

    En octobre 2004, Luis Aragones, l'entraîneur de
    l'équipe nationale d'Espagne, avait utilisé des mots insultants à
    l'égard de Thierry Henry ("ce Noir de merde") pour tenter de
    motiver l'un de ses joueurs. Enregistré par le micro d'une chaîne de
    télévision, le technicien avait écopé d'une simple amende de 3 000
    euros, infligée par la Fédération espagnole.

    3000 euros, l'équivalent d'une journée de salaire... Voilà le tarif
    infligé à Aragones, trois mois après avoir endossé le maillot de
    sélectionneur national en juillet 2004. Motif: avoir soufflé à
    l'oreille du cheval léger José Antonio Reyes, coéquipier de Thierry
    Henry à Arsenal: "Tu vas lui montrer, à ce Noir de merde, qui est le plus fort...". "Je dois bien les motiver", "justifait" Aragones.

    3000 euros: "Ils s'en foutent", disait alors le Gunner. Depuis samedi, Henry assure que "l'affaire est close depuis un bail".

    Vraiment? Les peaux de bananes lancées sur les stades, les cris de
    singe des tribunes (on en parlait il y a peu avec notre correspondant),
    les attaques verbales, le racisme prend racine sur les prés...

    3000 euros, et puis quoi? Avant: Face à l'Ajax, Jesús Gil, ex président del 'Atletico de Madrid lança: "Ils ont plus de Noirs que dans tout le Congo. D'où
    viennent autant de Noirs? Y a-t-il une usine qui en fabrique?".
    Avant? Ramon Mendoza, ex président du Real Madrid, sur le recrutement jugé manqué de Cafú, et
    de celui, réussi, de Victor: "Je voulais un café et on m'a servi un café au lait"...

    3000 euros, et plus rien? En novembre 2004, toujours en match amical à Madrid, Ashley Cole et Shaun Wright-Phillips se sont vu pourrir d'injures racistes. La fédé espagnole a écopé de 44750 livres d'amendes.

    La marseillaise sifflée par les supporters espagnols, belle forme de racisme anti-français global aussi... une première dans ce Mondial.



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  • ENQUÊTE Un livre remet en cause la thèse de l'accident mortel de l'humoriste il y a juste 20 ans

    Route départementale No 3 entre Cannes et Grasse, sur la Côte d'Azur le 19 juin 1986. Il est 16 h 40 quand la Honda 1100, la grosse moto de Coluche (né Michel Colucci le 28 octobre 1944), percute un semi-remorque. Alors humoriste préféré des Français, il meurt sur le coup. Les gendarmes qui arrivent sur les lieux concluent à l'accident. Mais aujourd'hui 15 juin, quatre jours avant le 20e anniversaire de la mort du créateur des Restaurants du Coeur, «Coluche, l'accident. Contre-enquête» - un livre signé Antoine Casubolo et Jean Depussé - vient contester cette thèse de l'accident.

    Tout au long des pages, les questions transpirent: Coluche a-t-il été tué? par qui? pourquoi? Point de départ d'enquête, les interrogations et confidences de Didier Lavergne, ami de l'humoriste et témoin de sa mort. Ce 19 juin 1986, Lavergne et un autre ami, Ludovic Paris, suivaient Coluche, eux aussi à moto.

    Depuis deux ans et la rencontre avec Depussé, Lavergne se pose des questions. «Parce que, dit-il, il y a des choses qui ne collent pas». Et les deux journalistes de les recenser dans leur livre. La première dépêche de l'AFP annonçant la mort de l'artiste diffusée une heure avant l'accident... L'attitude du chauffeur du 38-tonnes, après le choc, il a un détachement étrange, comme s'il ne se sentait pas concerné par ce qui venait d'arriver... La version (fausse?) officielle d'excès de vitesse de la moto: «On roulait calme, entre 60 et 80 km/h, en ligne droite... au moment où on est arrivé à sa hauteur, le camion a brusquement tourné à gauche. Une manoeuvre insensée», raconte Lavergne.

    Depuis 1981, lorsqu'il avait voulu se présenter à l'élection présidentielle, Coluche se sentait menacé. Ainsi, on apprend qu'il a reçu un courrier avec, à l'intérieur, une balle et un mot: «La prochaine est pour toi». En 1986, il préparait un nouveau spectacle titré «Y en aura pour tout le monde». Et lui, homme de gauche, pour la première fois, il avait l'intention de taper sur les socialistes. Parce qu'ils avaient mis sur écoute l'écrivain Jean-Edern Hallier qui avait tenté de révéler au public l'existence de Mazarine, la fille naturelle de François Mitterrand. Coluche avait imaginé un sketch sur Mazarine, un «Putain d'camion» (comme l'a chanté Renaud) l'a empêché de le raconter au public...


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  • Le général Thomas-Alexandre Dumas, père de l'écrivain, a-t-il "écrasé la Savoie sous le poids de l'armée des Alpes" ? L'histoire remonte à 1794. Mais pour la Ligue savoisienne, mouvement indépendantiste créé en 1996, les faits méritent encore d'être défendus.

    L'occasion lui en est donnée avec trois jours de manifestations autour du bicentenaire de la mort du général, les 22, 23 et 24 juin, le point d'orgue étant le dévoilement d'une plaque, samedi, au col du Petit Saint-Bernard, en Haute-Tarentaise, à la frontière de la Savoie et du Val d'Aoste italien, en présence de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture.


    Hervé Gaymard, vice-président UMP du conseil général de la Savoie et président de la Facim (Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne), a en effet décidé, avec le soutien du ministère de la culture, de restaurer la mémoire du premier général noir de l'armée française, venu combattre les troupes piémontaises qui menaçaient une Savoie annexée depuis deux ans à la France révolutionnaire.

    "C'est une honte, une infamie !, lit-on dans la publication Le Savoisien, sortie le 8 juin. C'est à ne pas savoir si Gaymard est devenu fou ou s'il a perdu toute dignité. Dumas commandait l'armée française des Alpes en 1794. Son armée fit régner la terreur avec arrestations, confiscations, déportations (...), elle combattait sauvagement l'armée régulière de Savoie qui, repliée sur les cols, tentait légitimement de chasser l'envahisseur français, mais nullement d'envahir la France. M. Gaymard doit renoncer à célébrer en Savoie le chef d'une armée d'occupation."

    LA DYNASTIE DES ALEXANDRE

    "Il n'est pas question de céder à l'intimidation, annonce d'emblée M. Gaymard, il s'agit d'honorer un grand homme." La figure du général Dumas (1762-1806) a bien failli être oubliée en cette année de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Fils de Marie-Cessette Dumas, une esclave de Saint-Domingue (aujourd'hui République d'Haïti) et d'un riche planteur, le marquis Davy de La Pailleterie, il est envoyé en France par son père et s'engage dans les dragons de la reine où sa prestance et sa taille herculéenne sont remarquées.

    Après la Révolution, il prend vite du galon et combat brillamment, notamment en Italie, au Tyrol et en Egypte. Mais le général républicain se brouille avec Bonaparte, qui le prive d'un poste important. Il achève sa vie, malade, à Villers-Cotterêts (Aisne), où il meurt, à 44 ans (après le rétablissement de l'esclavage par Napoléon) sans ressources, laissant un jeune enfant, lui aussi prénommé Alexandre, le futur père des Trois Mousquetaires. Ce dernier engendrera à son tour un troisième Alexandre, l'auteur de La Dame aux camélias.

    Après Villers-Cotterêts, qui lui consacre une exposition, c'est donc au tour de la Savoie de redécouvrir celui qui inspira nombre de personnages romanesques à son illustre fils. Les débats organisés par la Facim en présence d'historiens et de spécialistes de Dumas, dont l'écrivain Claude Ribbe (auteur du livre polémique Le Crime de Napoléon, éd. Privé), ne manqueront pas d'aborder cette période troublée de l'histoire savoyarde, plusieurs fois occupée par la France et deux fois annexée : entre 1792 et 1814, puis, définitivement, après un plébiscite, en 1860.

    Sous l'oeil courroucé des "patriotes savoisiens".

    Nathalie Grynszpan
    Article paru dans l'édition dans "Le Monde" du 25.06.06

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