• Les Rastas pronent l'Amour Universel


    Par RastaSpeaks.com



    Les Rastas s'affirment comme opponents fércoces du systeme coloniale et
    cherchent en renverser son heritage vicieu laissé par les colonialistes
    Europeens. Le systeme colonial a eut un grand impact sur la mentalité
    de la géneration contemporaine, manifeste par son héritage de
    brutalité, racisme, corruption et sans cesse poursuite de possessions
    materielles. Les Rastas cherchent à renverser cet heritage en pronant
    et favorisant les ancients principes Africain de MAAT qui est Verité,
    Justice, Integrité et Balance.


    Les Rastas sont en faveur de l'amour universel, d'une spiritualité
    parfaite qui n'est pas toujours promue par les media occidentaux. Etre
    Rasta c'est être une personne juste qui cherche continuellement à
    ammeliorer son charactere. Ce processsus de decouverte et rafinement
    personnelle est clarifié par les mots du Rasta St. Lucian qui a dis:
    "Le mot Rasta comme je le comprends signifie le pouvoir qui habite
    toute personne et qui permet à chaque personne de faire ce qu'il ou
    elle désire. Donc être Rasta c'est etre conscient de ce pouvoir Divin
    et le déveloper. Rasta est alors la philosophie d'une vie d'integré et
    de contentement".



    Le Rasta ne cherche pas à se conformer aux normes de la societé moderne
    qui est encrée dans le racisme, séxisme, néo-colonialisme et injustice.
    La norme de cette societé est la constante poursuite et gratification
    de l'égoisme. Nous n'avons pas besoin de chercher trop loin pour voir
    que toute cette vie d' alcool, de débauche sexuelle et de matérialime
    nous engloutie. Elle avilie notre people et nous conduit tout droit sur
    le chemin des consequences Karmic. Le salut ne peut se trouver dans les
    possessions materielles mais par des éxperiences Divines.


    C'est une erreur de penser que les Rastas sont contre la
    téchnolgie et les biens materielles. Rien n'est plus loin de la verité
    et ce mensonge est souvent deliberée et destructive. Les Rastas sont en
    fait opposés à l'abus de la téchnologie et la glorification des choses
    materielles, qui véritablement sont la cause des grandes débauches de
    la societé moderne.

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  • Racisme au Maroc: « Singes, olives et chocolats »

    Qird (singe), khanzir (cochon), zeïtoun (olive), choqlata (chocolat), sale nègre... Au Maroc, les termes insultants pour désigner les Subsahariens sont légion (voir encadré). Passe encore qu'un adulte vous gratifie de tels propos, mais lorsque, dans les bras de son père, un bambin vous traite effrontément de k'hal (« Noir »), c'est que, sans doute, il y a un problème. Bien sûr, l'enfant ne comprend pas ce qu'il dit et l'on n'y prêterait guère attention si les manifestations de ce racisme « innocent » étaient moins fréquentes dans le royaume. Que les Marocains soient très nationalistes n'a en soi rien d'anormal ou de choquant, mais quand ce nationalisme frôle le chauvinisme ou la xénophobie, il est temps de tirer la sonnette d'alarme.

    Je suis arrivé à Casablanca à la fin des années 1980. La première fois que j'ai pris conscience du racisme, c'était à l'université, quand mon professeur de relations internationales, dans le dessein manifeste de me ridiculiser, prétendit que le voisin méridional du Burundi n'était pas, comme je le prétendais, le Zaïre (aujourd'hui, la RD Congo), mais... le lac Tanganyika ! Prenant à témoin les cinq cents étudiants présents, l'éminent professeur déplora que « même les Africains ne connaissent pas l'Afrique ». Je me posais, moi, une autre question : sur quel continent se trouve donc le Maroc ?

    Cette anecdote me fit me souvenir d'une autre. Quelques semaines auparavant, je me trouvais à Rabat avec un groupe d'étudiants noirs africains. Nous étions chaque jour pris à partie par une nuée d'enfants nous demandant : ch'hal fi'ssaa - « quelle heure est-il ? ». Ils riaient à gorge déployée quand nous leur répondions. Parce qu'en regardant notre montre, nous regardions du même coup notre poignet couleur d'ébène... Ces mêmes garnements nous bombardaient de pierres sous le regard amusé des passants. Parfois, des adultes intervenaient pour les réprimander : « h'chouma » - « c'est honteux » [ce que vous faites]. Mais ils n'étaient pas nombreux.

    De même, quand, dans un bus, il nous arrivait de céder notre place à une personne âgée, nous nous étions peu à peu rendu compte que notre geste n'était pas interprété comme une marque de respect, mais comme la manifestation d'un complexe d'infériorité ! Pour eux, c'était normal : « C'est ce qui se fait entre un maître et ses esclaves. » D'ailleurs, en descendant du bus, ceux à qui nous venions de rendre service s'empressaient de céder leur siège à d'autres Marocains.

    À Rabat, Casa, Fès, Marrakech ou Tanger, les attitudes racistes sont aujourd'hui moins fréquentes, mais elles sont loin d'avoir disparu. Cela va du crachat au coup de bâton lancé à partir d'une voiture en marche, en passant par les onomatopées censées imiter le parler « africain ». Il arrive que des automobilistes fassent mine de foncer sur un malheureux passant à la peau noire en vociférant quelque insulte bien sentie. La nuit, la victime est parfois poursuivie jusque sur le trottoir... Certains Marocains refusent catégoriquement de répondre au salut d'un Noir, de le servir en premier ou de le charger dans leur taxi. C'est bien connu, n'est-ce pas, ils ont tous des maladies ! Un mendiant peut fort bien se croire autorisé à invectiver un Noir qui lui refuse une pièce de monnaie ou ne se montre pas assez généreux : Allah ya'tîk...

    Comment expliquer la persistance de ce phénomène ? D'abord, sans doute, par le souvenir d'un passé lointain mais toujours présent dans les esprits : il y a les maîtres et il y a les esclaves. Mais force est de reconnaître que les médias n'ont pas toujours joué un rôle très positif. TVM et 2M International, les deux chaînes de télévision marocaines, ont largement contribué à donner de l'Afrique subsaharienne une image catastrophiste. Il n'y est jamais question que de conflits armés (Éthiopie, Somalie, Liberia...), de famines, d'épidémies et d'endettement « chronique ». Et la presse écrite, notamment le très progouvernemental Matin du Sahara, n'ont jamais été en reste. Il n'est pas interdit d'y voir une sorte de vengeance politique : affaire du Sahara, retrait du Maroc de l'Organisation de l'unité africaine, en 1984... Mais il s'agit d'une vengeance aveugle, dont les peuples sont les uniques victimes. Le Sénégal est le seul pays à bénéficier d'une image plutôt positive : il passe pour « le plus riche » et « le plus civilisé d'Afrique », noire bien sûr. La Guinée, le Gabon, le Cameroun (à cause du football), le Kenya (à cause de l'athlétisme), le Congo-Brazza, la RDC, la Guinée équatoriale et Madagascar (où Mohammed V fut bien accueilli lors de son exil) s'en tirent sans trop de dommages, mais le reste... Le reste, c'est la jungle, ou peut s'en faut.

    Lors de notre arrivée au Maroc, nous nous sommes retrouvés totalement livrés à nous-mêmes. Comme dans la jungle, justement. Certains d'entre nous n'avaient même pas accès à la cité universitaire. L'interdiction des antennes paraboliques, auxquelles seule une poignée de privilégiés avait droit, s'ajoutant aux difficultés rencontrées par les Marocains pour se rendre à l'étranger, n'était pas de nature à contribuer à l'ouverture du pays sur le monde. Au début des années 1990, l'interdiction a été levée, mais une taxe d'un montant élevé (5 000 DH, 455 euros) sur l'achat des paraboles a été instaurée. Ce n'est qu'en 1993 que cette taxe a été supprimée. Et que les choses ont commencé à s'améliorer.

    Le changement s'est accentué après l'accession au trône de Mohammed VI. Le nouveau roi s'est rendu à plusieurs reprises au sud du Sahara, ainsi que ses Premiers ministres (Abderrahmane Youssoufi et Driss Jettou) et plusieurs membres de son gouvernement. Peu à peu, une certaine prise de conscience des réalités négro-africaines est apparue. Réalités que le « petit peuple » a du mal à accepter, après des décennies de désinformation sur le Bilad Essoud, le pays des Noirs. Les seuls Marocains avec lesquels il est possible de discuter de ces questions sont les techniciens et les ingénieurs qui ont été amenés à travailler au Sud du Sahara ou les commerçants fassis qui ont ouvert des boutiques ou des restaurants à Dakar, Abidjan, Bamako, Conakry ou Libreville. En revanche, la majorité des intellectuels, dont les regards sont obstinément tournés vers le Nord, manifeste une méconnaissance du reste de l'Afrique assez stupéfiante. L'un de mes amis marocains, pourtant d'un très bon niveau intellectuel, m'a un jour demandé si mon pays (le Mali) possède une frontière commune avec le sien !

    Les médias atteignent parfois des sommets dans la désinformation. Il y a quelques années, par exemple, Rissâlat al-Oumma, le journal de l'Union constitutionnelle, avait accusé, sans aucune vérification, « des Africains » d'avoir mangé un bébé à Takaddoum, un quartier populaire de la capitale. Très vite, une partie de la presse avait démenti l'information, mais le mal était fait. D'autant que des accusations de cannibalisme, totalement infondées, bien sûr, étaient périodiquement colportées par la rumeur publique. Même Le Journal, qui n'est pas le moins objectif des organes de presse marocains, se laisse parfois aller à véhiculer, peut-être sans mauvaise intention, certains stéréotypes. Un exemple ? Dans un reportage - très incomplet - qu'ils ont récemment consacré aux immigrés clandestins réfugiés dans la forêt de Ben Younech, deux journalistes s'effaraient : « Trois cents mètres plus loin, c'est le choc. Nous sommes en Afrique, dans un vrai village africain. » Comme si le Maroc n'était pas lui-même en Afrique ! Dans le même numéro, l'un des signataires de l'article utilisait, dans une chronique, le terme de jou' à propos de ces mêmes clandestins. De son propre aveu, le mot « signifie, au sens propre, faim », mais aussi, parfois, « avidité, rapacité ou bassesse ». « Mais pas ici, bien sûr », précisait-il. Comment s'étonner d'entendre si fréquemment dans la bouche du Marocain moyen, et même de certains intellectuels, l'expression inda houm ajjou' - « il y a la famine chez eux » ?

    Le 15 juin 2003, Aujourd'hui le Maroc donnait la parole a un chercheur estimant que « le Maroc a parfois une approche raciste du problème de l'immigration clandestine ». Ce qui n'empêchait pas le journal de titrer à la une : « Le Maroc débordé par les Subsahariens », et de dénoncer ces clandestins « prêts à tout, y compris à mourir, pour améliorer leurs conditions de vie ».

    Côté pouvoirs publics, rien n'a apparemment été fait pour ouvrir le pays aux cultures des peuples d'Afrique noire. Ni en matière d'éducation ni en matière d'intégration. En revanche, sur le plan culturel, des efforts considérables ont été entrepris pour accueillir des étudiants subsahariens. Le problème est que ceux-ci se sentent souvent mal à l'aise dans un système éducatif marqué par un nationalisme frôlant le chauvinisme. Le Maroc est systématiquement présenté, sans preuve, comme le premier en Afrique pour toutes les choses positives. Et le dernier pour toutes les choses négatives. Ce qui contribue à alimenter les préjugés. Je connais des jeunes nés de père « africain » et de mère marocaine, qui, la trentaine venue, se refusent obstinément à se rendre en « Afrique ». Possédant la nationalité de leur père, ils bénéficient pourtant de bourses d'études et de titres de voyage gratuits.

    On n'en finirait plus d'illustrer l'ampleur du malentendu. Très mal informé des réalités béninoises, un célèbre intellectuel marocain me confiait récemment, croyant stigmatiser la dictature : « Nous ne sommes pas au Bénin de Mathieu Kérékou ! » Comme si ce pays n'était pas, depuis plus d'une décennie, l'un des plus démocratiques du continent ! Autre exemple, il y a quelques années, à Rabat, devant la cité Souissi I où sont hébergés des étudiants étrangers pendant les vacances d'été. Un motocycliste arrête son véhicule et apostrophe, en arabe, une Cap-Verdienne accompagnée de son ami nigérian : pourquoi fait-elle la qahba (« pute ») avec les Noirs ? Son insistance devenant pénible, plusieurs étudiants ont dû lui faire comprendre que la jeune femme était blanche, sans doute, mais nullement marocaine. Et qu'elle ne parlait pas un mot d'arabe.

    La vérité est que de nombreux Marocains nourrissent un complexe de supériorité par rapport aux Noirs « d'Afrique » - et d'Amérique. Et un complexe d'infériorité par rapport aux Occidentaux blancs. La tentative, aujourd'hui abandonnée, du royaume d'adhérer à l'Union européenne s'inscrivait sans doute dans cette logique. Dans ces conditions, on comprend que le récent échec de sa candidature à l'organisation de la Coupe du monde de football 2010 - et la victoire de l'Afrique du Sud - aient été douloureusement ressentis ici. Depuis, comme par manière de vengeance, on voit refleurir certaines expressions très désobligeantes à l'endroit des Noirs africains : moûl'essîda (« sidéen »), par exemple. Beaucoup semblent oublier que les membres africains du comité exécutif de la Fifa ont tous, ou presque, voté pour le Maroc !

    À la veille du voyage que Mohammed VI doit faire au sud du Sahara, sans doute est-il temps de rappeler aux autorités, à la société civile et aux médias que le développement du royaume passe par le resserrement de ses liens millénaires avec les peuples d'Afrique noire.

    Par Zoubeïrou Maïga
    un Article de l'"Intelligent"

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  • Alors
    que les Martiniquais s'interrogent sur cette « télé Martinique » qui ne
    propose que des séries abêtissantes venues d'ailleurs, la station de
    Clairière stagne toujours dans ses eaux nauséabondes.


    Un
    journaliste, parmi les meilleurs - ceci explique cela - dénonce le
    racisme dont il est victime au sein de la télévision publique.




    Serge
    Bilé, d'origine ivoirienne, travaille à RFO Martinique depuis près de
    10 ans. Une décennie qui n'a pas permis à ses collègues de l'accepter.
    Incroyable. Son origine lui est renvoyée au visage, comme un bobo.


    Ce
    journaliste qui a prouvé ses qualités professionnelles et qui hors de
    RFO, écrit des chansons, produit des musiciens, ne supporte plus les
    crachats.


    Le dernier lui a été envoyé par Michel Traoré le pas du tout brillant directeur des antennes.


    Serge
    Bilé a déposé plainte auprès du Procureur de la République, faute pour
    lui de trouver auprès de la direction de RFO Martinique, la
    condamnation de propos inadmissibles.


    La
    directrice régionale, Liliane Francil a cru que son petit fauteuil lui
    octroyait assez de pouvoir pour influencer le procureur de la
    République (voir lettre de Serge Bilé). C'est à croire qu'elle fait
    partie de ces rares journalistes qui lisent la presse.


    Elle
    a au moins lu l'épisode du procureur Laurent Davenas qui, parti en
    vacances dans l'Himalaya, fut recherché par un hélicoptère envoyé par
    Jacques Toubon alors ministre (RPR) de la justice. Une expédition pour
    que le procureur revienne retenir la main de son adjoint qui avait eu
    l'audace d'ouvrir, en son absence, une enquête préliminaire sur
    l'affaire du fameux rapport de Xavière Tibéri (épouse de l'ancien maire
    de Paris) sur la francophonie.


    A trop se diluer dans la droite on finit par lui ressembler !


    Le
    directeur adjoint, Max Maurice Madelon, ancien chef syndicaliste de la
    CSTM, mis au placard pendant des années, après avoir été déchouké par
    ses propres camarades, et revenu au pouvoir à force de courbettes et de
    petits complots, n'a trouvé là qu'une occasion de rire en mordant son
    cigare.


    Serge
    Bilé n'a pas gardé le silence qu'on attendait de lui. Il a tenu la
    presse informée de l'affaire. On peut déjà parier que ses détracteurs
    trouveront dans le marigot local beaucoup d'alliés.


    L'écologiste
    conseiller régional Louis Boutrin, voulait l'envoyer à Ouagadoudou, le
    cauchemar du journaliste n'est pas terminé.


    Dans
    un pays peuplé de descendants d'esclaves, le racisme est encore plus
    condamnable. Les victimes de la barbarie sont-elles condamnées à
    reproduire les gestes de leurs tortionnaires ?


    La lettre de Serge Bilé :


    CHRONIQUE D'UN RACISME ORDINAIRE A RFO-MARTINIQUE


    Le
    mardi 21 janvier 2003, je me retrouve à la cafétéria de RFO avec Michel
    Traoré, le directeur des antennes de la station de Martinique.


    Je
    lui fais remarquer que la rédaction, mais pas seulement elle, n'était
    pas d'accord avec la direction sur la façon dont nous avons rendu
    hommage à Edith Lefel la veille à 20H après le journal télévisé et
    qu'il y avait mieux à faire avec plus d'archives encore.


    Michel
    Traoré me toise alors et me répond sèchement : « dès lors que mon
    peuple est content, ça me suffit. Toi, tu peux dire ce que tu veux »
    avant d'ajouter plus loin : « moi, je suis martiniquais et je te parle
    comme je veux ».


    Non
    content de cela, il se rend dans plusieurs bureaux pour se vanter de ce
    qu'il vient de faire. La scripte Huguette Odina l'a ainsi vu raconter
    fièrement au directeur-adjoint de RFO, Max-Maurice Madelon qui en a ri,
    qu'il avait « ramassé un étranger ».


    J'alerte
    aussitôt la directrice régionale Liliane Francil qui, au lieu de
    prendre ses responsabilités, cherche à minimiser l'incident en
    expliquant qu'il ne faut pas s'en faire pour si peu, qu'elle a connu le
    même racisme quand elle travaillait à RFO-Guadeloupe où on la
    considérait comme une « étrangère » martiniquaise.


    Elle
    finit tout de même, en apprenant que je menace de voir le procureur de
    la république, par réagir le lendemain à la demande de la direction
    nationale, également alertée et indignée qu'un cadre de RFO puisse
    tenir de tels propos d'exclusion.


    Mais
    voilà, pour rédiger son rapport, elle me fait appeler à son bureau deux
    heures avant le journal télévisé alors que j'insiste pour lui dire que
    « je n'ai à cet instant ni le temps ni la tête à ça ».


    Et
    à ma grande surprise elle me reçoit avec son adjoint Max-Maurice
    Madelon comme pour me montrer qu'elle n'a rien à faire qu'on reproche à
    celui-ci d'avoir acquiescé des propos racistes en en riant avec son
    auteur.


    Plus
    grave, j'apprends qu'elle a également convoqué la scripte Huguette
    Odina pour faire pression sur elle afin qu'elle se désolidarise de moi.


    Mais
    je ne suis pas au bout de mes surprises : quand j'arrive chez le
    procureur Serge Samuel, il m'apprend qu'il a reçu quelques minutes plus
    tôt un coup de fil de Liliane Francil qui a voulu lui faire comprendre
    que « ce qui m'arrive n'est pas bien grave » et que je réagis en gros
    ainsi parce que je suis « aigri » faute d'avoir obtenu « une
    promotion ». Hallucinant !


    Ai-je l'air d'un garçon « aigri » quand on me voir faire tout ce que je fais ici en et pour la Martinique ?


    Le
    procureur lui en tout cas est « abasourdi » et « consterné »
    d'apprendre, en les lisant, qu'au delà de cet incident, je reçois
    depuis des mois des lettres anonymes d'insultes et de racisme de la
    part de mes propres collègues.


    Il
    faut dire que cette affaire intervient une semaine après un autre
    incident que j'ai eu à dénoncer publiquement au sein de RFO. La
    directrice régionale a transmis au rédacteur en chef qui me l'a remise
    une lettre dans laquelle une téléspectatrice (Liliane Mangatal habitant
    au C402 Morne Vannier Village à Fort-de-France/ 0596736253) s'indigne
    qu'on ait « importé » un « Africain » pour présenter le journal
    télévisé en Martinique.


    Difficile
    de faire pire pour déstabiliser un journaliste qui s'apprête alors à
    interviewer la ministre Brigitte Girardin sur fond de tension dans la
    rédaction.


    Ayant
    en effet été désigné pour présenter le journal ce soir-là, j'avais
    demandé à faire cette interview seul alors qu'un de mes collègues avec
    lequel je ne m'entends pas spécialement voulait venir en plateau
    réaliser l'entretien. Il y a eu passe d'armes et des allers-retours
    crispés avec l'encadrement.


    Or
    il se trouve que depuis plusieurs mois, chaque fois qu'il y a une
    tension dans la rédaction, je reçois automatiquement des lettres
    anonymes écrites-je le répète encore- par des gens de RFO.


    En
    1996 déjà, deux ans après mon arrivée, j'avais eu à publier un
    communiqué de presse repris par les médias, pour dénoncer une attaque
    raciste dont j'avais été victime de la part d'un de mes confrères.


    Depuis,
    les plus acharnés s'étaient calmés, du moins en apparence, mais les
    vexations n'ont jamais cessé : tentative de déstabilisation sur le
    journal télévisé avec une intervention de salariés demandant qu'on
    m'enlève de l'antenne au profit d'un Martiniquais (Maître Claude
    Dispagne qui m'accompagnait ce jour là dans le bureau du directeur de
    l'époque, Claude Ruben, peut en témoigner).


    Problème
    de titularisation avec un syndicaliste-maison qui s'oppose publiquement
    à ses collègues de la CSTM pour ne pas qu'on intègre un « Africain » en
    Martinique, crachats plusieurs fois sur le pare-brise de ma voiture
    garée dans la cour de la station, graffitis racistes sur mon bureau
    après une élection de délégué du personnel où j'étais candidat.


    Exclusion
    sans explication de la cellule politique à l'avènement d'un encadrement
    antillais, maintien depuis 10 ans dans un statut de « journaliste de
    base » comme un simple débutant par une direction qui vient
    paradoxalement de proposer ma candidature pour un poste, mais ailleurs,
    sur la radio... Africa n°1.


    Dégoûté,
    mais ne voulant pas faire de « scandale » et jeter l'opprobre sur la
    station, j'ai alerté Luc Laventure et demandé au directeur de
    l'information Stéphane Bijoux de me trouver une autre affectation loin
    de laMartinique.


    Mais
    aujourd'hui, après avoir trop longtemps gardé tout ça pour moi au
    risque de verser parfois dans des réactions d'agressivité contraire à
    ma nature, j'ai décidé quoi qu'il m'en coûte de faire front face à
    cette escalade qui gagne désormais les cadres de RFO et qui arrive en
    écho à des propos racistes, anciens et récents, lancés à mon encontre
    également par quelques hommes politiques comme le conseiller régional
    Louis Boutrin qui s'est lui aussi devant témoin (le photographe Bernard
    Dordonne de France-Antilles) laissé aller à dire que ma place « n'était
    pas ici mais à Ouagadougou »


    Oui !
    J'ai décidé de faire front parce que maintenant ça suffit ! Tout ce que
    je veux, c'est qu'on me foute la paix une fois pour toutes !


    Serge Bilé



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  • La réalité:


    C'est une
    information qui est restée discrète. Pourtant,
    elle est de première importance. La plupart des
    pensionnaires des zoos, et en particulier les primates, sont
    nourris avec des croquettes spécifiques, qui sont
    enrichies en farines de viandes. Un fabricant anglais, sous le
    nom de New World a exporté dans le monde entier des
    croquettes contenant 20 % de farines de ruminants, et ceci
    jusqu'en avril 1996. C'était interdit pour l'usage en
    territoire anglais, mais c'était tout à fait
    licite d'exporter... Les zoos (et les centres de recherches)
    français sont en bonne place parmi les clients de ces
    croquettes.


    Ceci implique qu'un
    grand nombre des pensionnaires, est en train d'incuber une
    encéphalopathie au milieu des autres animaux ! et des
    visiteurs. Aussi, quelques scientifiques demandent un
    arrêt immédiat de la circulation des primates, une
    obligation de prélever les organes sensibles (cerveau,
    rate, amygdales...) lors de toute euthanasie quelle qu'en soit
    la raison, un arrêt de tous les programmes de
    réintroduction d'animaux dans leur milieu naturel, et
    une désinfection drastique des cages et de tous les
    matériels médicaux ou de maintenance ayant
    été en contact avec des animaux. A l'heure
    actuelle, il est certain que plusieurs centaines d'animaux
    d'espèces rares, gardées dans un lieu
    supposé les protéger, ont été
    contaminées, et réexportés ou
    prêtés dans d'autres zoos du monde entier pour
    maintenir une diversité génétique.



    Pire encore, la
    réintroduction d'espèce rare dans leur milieu
    d'origine risque de contaminer les individus sauvages en bonne
    santé, par transmission horizontale dont on sait qu'elle
    existe ( les " champs maudits ") mais dont on ne connaît
    pas les modalités. Pour l'instant, ces demandes de
    précautions sont loin d'avoir été
    entendues ! Il suffirait pourtant d'envoyer des
    échantillons congelés de moelle, qu'on retire
    d'un cadavre en moins de 5 minutes. Des laboratoires d'analyse
    ont proposé des études gratuites de ces
    échantillons. Dans une indifférence, quelque peu
    suspecte !
    http://www.mad-cow.org/zoo_cites_annotated.html



    Cette exemple montre
    1° qu'ayant violé les lois de la nature en
    forçant des herbivores à manger de la viande,
    nous avons déclenché une réaction en
    chaîne qui ne peut plus s'arrêter, et que 2°
    tout est hypocrisie et mensonges dans le seul but du profit.



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  • A l'attention de M. Finkielkraut,


    J'ai écouté récemment vos propos
    infamants au sujet des antillais sur radio RCJ, où vous souteniez sans
    rire que les antillais étaient des assistés. Et que s'agissant du
    spectacle de Dieudonné à l'atrium de Fort de France,
    vous décriviez des foules d'antillais surexcités sous influence du
    maléfique gourou-sorcier Mbala.


    Je vous inciterai M. Finkielkraut à
    manifester plus de respect pour cette Communauté sans laquelle la
    France ne serait pas. En effet vos préjugés ou votre mauvaise foi vous
    ont fait faire l'économie de l'histoire de cette
    communauté qui durant quatre siècles a fourni par le sang, les chaînes
    et la mort, les ressources qui firent de la France une grande nation
    industrielle.


    Je vous inciterai également à vous
    rappeler que lorsque la République agonisait sous les bottes de
    Napoléon, c'est sabre au clair que les officiers noirs de Guadeloupe
    défendaient les principes mêmes de la république contre le despotisme
    Bonapartiste.


    Je vous inciterai donc à avoir du
    respect pour ces jeunes hommes des Antilles-guyane qui donnèrent leur
    sang par milliers dans les tranchées froides et boueuses de la première
    guerre mondiale si ce n'est pour un idéal, celui de la république !!!


    La deuxième guerre mondiale fut
    également l'illustration de la bravoure de ces hommes des Antilles que
    vous osez par bêtise et/ou par ignorance qualifier d'assistés...En
    effet lorsque qu'un bonne partie de la France pactisa avec l'Allemagne
    après la défaite française de 39, allant dans leurs excès de zèle pro
    germanique, jusqu'à dénoncer leurs voisins juifs ou résistants....Ces
    mêmes antillais que vous qualifiez aujourd'hui d'assistés, prenaient
    des risques insensées pour quitter leurs îles des caraïbes afin de
    rejoindre l'Angleterre via St Lucie ou la Dominique ceci afin de
    s'engager au sein des forces françaises libres stationnées en Grande
    Bretagne... afin de combattre la barbarie Nazie...


    Rappelez vous également
    M. Finkielkraut, l'imprécateur anti-antillais, que c'est également un
    Guyanais, Felix Eboué qui répondit le 1er à l'appel du 18 juin de De
    Gaulle, alors que l'essentiel de la France était bien loin de l'esprit
    de résistance...


    Je pense que pour toutes ces raisons,
    M. Finkielkraut, vous devriez manifestement avoir un peu plus de
    décence avant de vous en prendre de manière gratuite aux Antillais,
    taxés d'assistés pour cause de salle comble
    aux spectacles de Dieudonné....


    Comme je vous l'ai déjà dit les
    Antillais se sont battus tout au long de leur histoire pour que la
    République soit un espace de respect et de tolérance, où l'esclavage
    n'aurait plus droit, ou le racisme n'aurait plus droit, ou les
    persécutions contre les minorités (dont la vôtre) n'aurait plus
    droit...Donc M. Finkielkraut si vous êtes à
    court d'arguments contre M. Mbala, de grâce, fermez-la, plutôt que de
    nous assommer de votre suffisance boursouflée...


    Républicainement.


    E. Cabira



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